Voila quelques temps que je voulais revenir sur le (satané) plateau, après l’avoir passé… et d’avoir pu cogiter après l’avoir eu.
Pour l’anecdote, j’ai commencé à écrire ce billet en aout dernier!
Le plateau est vraiment le gros morceau du permis A. Il combine 2 spécialités, à savoir le lent et l’allure normal, mais également du bachôtage, avec les fiches et les vérifs. Des choses bien différentes, qui occupent énormément et où se demande souvent comment on va faire pour se dépatouiller.
Chapitre 1: le lent
Le lent est spécial, car il faut réussir à déplacer son véhicule sur des parcours sinueux, à allure réduite (sûrement censé représenter un parcours entre des voitures ou autre truc du genre, je n’ai jamais vraiment bien saisi mais bref). C’est ce qui m’a donné le plus de mal, car il faut savoir anticiper, prendre en compte le poids, la longueur et le comportement de la moto. Tout ça en même temps. Mais il y a un truc… Enfin, en fait, plusieurs, mais il y en a un qui marche et qui aide beaucoup. J’y reviens
Cela parait simple et compliqué à la fois et ça l’est! Pourquoi? eh bien parce que si vous n’avez pas le feeling de la machine, on galère. Sur la selle, on a l’impression de faire des manipulations de folie, alors qu’en fait, bein, on bouge pas tant que ça. Il y a 4 parcours, plus ou moins délicat, mais c’est toujours un peu la même chose en fait. Le principe est d’anticiper et de prendre large les cônes. Mais souvent, ça ne suffit pas, il y a un truc assez facile à faire et à retenir.
LE truc qui permet de se dépétrer pour le lent: observer le piquet/cône extérieur et braquer le guidon dès qu’il arrive à l’aplomb du cône intérieur. A ce moment, fixer le piquet/cône suivante en braquant rapidement le guidon (rappel: on tire le guidon!). Bien sûr, moduler en fonction de la moto, se pencher (important) et être mobile sur le véhicule. Et enfin, ne pas se crisper, pointes des pieds sur les cale-pieds et on respiiiiire.
Voila, c’est aussi con que ça et c’est très efficace. En tous cas, ça a été très efficace pour moi… Le reste, c’est de la pratique, on laisse le cerveau au vestiaire et on fait tout au feeling…
Une petite subtilité à ne pas négliger: le duo. C’est très spécial, il ne faut surtout pas le négliger. J’étais très à l’aise en roulant normalement mais une catastrophe sur les lents… Là, je n’ai pas vraiment de conseils à donner…
Chapitre 2: le rapide
La partie où j’étais le plus à l’aise. Premier conseil tout bête: si on rentre par la droite dans le slalom, on sort du même côté au retour… Tout bête mais ça évite de trop réfléchier.
Deuxième conseil sujet à controverse: le demi-tour. Il semble que d’une auto-école à une autre, on ne le fasse pas passer de la même manière. Chez Monneret, pas de contre-braquage, mais on accompagne la machine dans le demi-tour et on approche le visage du guidon (côté intérieur du virage). C’est très spécial et j’y mis du temps à trouver le truc secret:
1) en sortant du slalom, on ralentit au frein moteur pour passer aux alentours de 20 km/h (ne pas regarder le compteur, il faut que ça se fasse au feeling voire au son…)
2) la tête se déplace au niveau de la main et c’est ça l’élément déclencheur: inconsciemment, vous tirerez sur le guidon et tout se fait tout seul!
Bien sûr, on regarde le plot et en sortant on relève la tête pour regarder le plus loin possible l’arrivée: le regard guide la moto. Avec la vitesse, pas besoin de remettre les gazs. Si on ne va pas assez vite, on peut ouvrir légèrement les gazs. Méfiance, sinon c’est le tout droit assuré et le vol plané… Normalement, pas besoin, mais je n’y arrivais pas sans réouvrir les gazs en sortie du demi-tour…
Pour ma part et pour avoir vu d’autres auto-école à l’oeuvre, je trouve cette méthode bien plus efficace…
Pour le reste, rien de méchant, c’est de la pratique et du feeling. Mais bon, encore une fois, le rapide a été beaucoup plus simple pour moi que le lent, assurément…
Evidemment, lors du lent, ce n’est pas toujours facile: les moniteurs y vont un peu tous de leurs conseils, on est parfois submergé par toutes les informations et tous les tracés différents, le feeling (nouveau) avec la moto, la pluie, etc… c’est normal de se sentir submergé (sauf cas exceptionnels, ceux qui déchirent tout
). Après avoir passé environ 28h sur le plateau, j’étais vraiment soulagé de m’être débarassé des cônes! Et il parait que j’étais dans la bonne moyenne!
Ah, last but not least: ne pas négliger les fiches! C’est vraiment dommage de se faire recaler pour celles-ci alors que les examinateurs ne sont pas là pour enfoncer les gens.
