Montage d’un Cameleon Oiler

14 09 2011

J’étais à la recherche d’un graisseur automatique. Plusieurs existent, chacun avec leur spécificité: Pro-oiler, Scott-oiler et Cameleon Oiler. Il en existe d’autres (ou certains le fabriquent eux-mêmes) mais je me suis beaucoup renseigné sur chacun de ces trois-là. Le Cameleon Oiler a retenu mon attention, car :

  • Il se branche facilement à la moto (uniquement un 12V après contact est nécessaire)
  • Il n’y a pas besoin de percer le bras oscillant (rédhibitoire pour moi)
  • Le montage est relativement aisé
  • évite la corvée de nettoyage/lubrification
  • Permet un nettoyage/lubrification très régulier (toutes les 3mn45 exactement)
  • [censé] augmenter la durée de vie du kit chaîne (j’expliquerai le “censé” par la suite)
  • le prix (c’est un des moins chers)
leur site: http://www.cameleonoiler.com
Le produit fonctionne comme suit: Un réservoir (sous forme d’un tube) d’huile fine est régulièrement pompé pour injecter une certaine quantité de celle-ci directement sur les rouleaux de la chaîne. L’huile présente l’avantage de nettoyer la chaîne et de lubrifier: injecté régulièrement de manière automatique (par le Cameleon Oiler), il n’y a plus de contrainte de le faire très régulièrement.
En effet, lubrifier à l’huile est idéal car cela empêche l’accumulation de poussières et autres cochonneries qui transforme le tout en pâte abrasive (si vous vous demandez pourquoi on nettoie la chaine de temps à autre…). Le revers de la médaille, c’est qu’il faut relubrifier très souvent avec l’huile (surtout sous la pluie…).  Le Cameleon vient donc palier cette corvée: en prime, l’huile permet de nettoyer la chaine automatiquement.
voici un tableau illustrant la fréquence de lubrification:
Bref, j’ai donc commandé directement le kit au Canada (je croyais que cela provenait d’Angleterre). Dix jours plus tard, un petit colis arrive. Voici un descriptif du kit

le colis complet

kit complet
contient:

Le boitier électronique a.k.a. le Cameleon Oiler lui-même (étanche et bien lourd qui inspire confiance)
la deuxième partie du tube acheminant l’huile (en forme d’oval)
12 colliers rilsans
3 pattes de fixation avec ses vis auto-perçantes (me semble-t-il)
2 fiches voleuses
1 notice de montage
1 dépliant publicitaire
2 autocollants « Cameleon Oiler »

Le tube rigide menant à la chaine (la dernière partie)

Note: ne pas défaire la petite boucle

Détail du raccord avec le tube flexible (allant vers le boitier électronique)

Détail sur la sortie du tuble (qui amène l’huile à la chaine)

note : la tige est pleine,cela est normal. Le caoutchouc noir, l’entourant, étant lâche, l’huile va s’écouler autour de la tige (et comme c’est de l’huile, pas de soucis pour la rouille). La tige permet une fixation ferme, en fonction de son besoin. Les dimensions sont (relevées moi-même, sur MON kit, donc sujet à erreur ou autres changements indépendant de ma volonté):

  • Longueur total : 70 cm
  • diamètre extérieur du tube en caoutchouc noir : 6mm
  • Diamètre intérieur du tube en caoutchouc noir : 4mm
  • Diamètre de la tige en métal : 3mm

Attention : ne pas trop écraser le tube en caoutchouc sous peine de former un bouchon ou diminuer le débit

le boitier électronique:

Note: le câblage est déjà préparé. 

La connexion électrique « nue » (on peut souder ou utiliser les fiches voleuses pour raccorder au 12V)

note : oui rien d’extraordinaire, ce sont deux fils quoi :)

La bouteille d’huile à utiliser avec le Cameleon Oiler (et uniquement celle-ci, sinon la garantie saute)

Détail sur le tube servant de réservoir

Note: noter le petit trou afin que l’huile tombe correctement dans le boitier électronique par gravité. Ne pas le boucher…

Vue dépliée du tube servant de réservoir (très pratique pour caser dans les carénages)

note : le tube fait 90 cm de long (mesuré par mes soins)

Une des trois pattes de fixation

Une des trois vis allant avec les pattes (visiblement auto-perçante/taraudante)

Note: je ne m’en servirai pas, hors de question de percer le bras oscillant. C’est une empreinte carré

Une des deux fiches voleuses

Détail sur le boitier électronique

  • (première photo) tube d’alimentation et LED d’indication
  • (deuxième photo)   bouton de réglage d’ouverture, alimentation électrique (en haut) et durite qui va envoyer l’huile vers la chaine (première partie)

Implantation

Sur 600 Hornet, le cadre ne permet pas de l’attacher à l’extérieur, comme on peut le voir souvent sur internet.

J’ai vu le montage sur le forum de HorneTeam, je pique donc l’idée

L’espace est très confiné sous la selle du Hornet, il faut donc faire au mieux. Le boitier sera donc accroché au moyen de colliers Rilsans sur un faisceau de câbles: cela suffit. Le tube (réservoir d’huile) passera sous la barre en ferraille (pas de pincement), à côté du bouchon de liquide de refroidissement et remontera complètement dans le carénage, sur le côté gauche de la moto. Ne voulant pas couper le tube (si je change de moto, je veux conserver le maximum possible), je ne le remplirai pas au max, mais jusqu’au niveau de la poignée passager: eh oui, sinon, par gravité, cela va retomber par le bouchon troué…

Un peu plus près

On démonte madame pour accéder aux fils de plaque et de stop (pour récupérer le 12V après contact)

Vue sur l’alimentation d’une des deux ampoules de stop/plaque

note: fil brun: +12V; fil jaune et vert: masse

On fixe le boitier au faisceau et l’alimentation du Cameleon Oiler passe également dedans

Suite du cheminement

Suite…

Et l’arrivée à l’alimentation (le câble noir, qui arrive du coin supérieur gauche)

Connexion avec les fiches voleuses (montage temporaire, je souderai plus tard avec de la gaine rétractable, c’est plus fiable)

Note: prendre son temps pour monter les fiches voleuses, s’aider d’une pince si besoin

On passe ensuite le flexible sortant du boitier, qui ira se connecter sur le tube rigide (sur la photo, je l’ai déjà connecté)

Note: la boucle est présente pour laisser du débattement avec le bras oscillant et pour réutilisation ultérieure. C’est ce qu’avait fait le membre du forum HorneTeam, donc je suis quasi-sûr que ça ne posera pas de problème

Le passage que j’avais décidé de mon tube rigide est nickel: j’ai utilisé les vis de mon pare-chaine et c’est juste pile-poil avec la platine du cale-pied (NB: je pourrai agrandir les trous des fixations, de manière à reserrer plus sérieusement car là ça dépasse un peu quand même).

Afin de préserver la longueur d’origine, je fais un demi-tour derrière le pare-chaîne, puis le tube plonge à côté de la couronne (un collier pince le câble légèrement, ce dernier ne peut donc pas “sauter” sur la couronne). Enfin, le tube est plié  de manière à amener juste au-dessus de la chaine, au plus proche des 2cm de la jonction chaîne/couronne (comme conseillé sur le site)

Note: j’ai démonté la platine du cale-pied sinon impossible de démonter la vis de gauche du pare-chaîne
Note bis: le collier au milieu est présent juste pour éviter que le tube ne se ballade de droite à gauche, il n’est pas serré très fort (mais suffisamment pour que cela ne bouge pas)
Astuces:

  • réfléchir au cheminement avant la poste et aidez-vous d’une pince 
  • Pour avoir un peu galéré, essayer de plier autant que possible AVANT de placer le tube (par exemple, s’aider d’un mètre)
  • Avant de tout brancher, placer son doigt à la sortie du tube et souffler à l’entrée (voir si l’air passe, histoire de pas avoir à tout démonter après, quand c’est rempli d’ huile…)

 

Détail

Remontage de la platine

Note: le montage est assez discret, avec le flash, c’ests très visible, mais en vrai, ça va

Vue arrière

Vue de dessous la chaîne (la sortie du tube est visible sur le 2è espace, à partir de la gauche)

Une autre vue de l’arrière

Encore une autre vue

Vue sous la couronne (le câble ne touche nul part c’est un effet de perspective)

Le montage m’a pris un peu plus de 2h, le temps de réfléchir et essayer de poser ça le mieux possible. J’ai surtout galéré avec les fiches voleuses (m’y suis mal pris). Quand tout est remonté et qu’il faut remplir le tube d’huile, utilisez un petit entonnoir ou si comme moi y’a rien, prenez un petit bout de papier, roulé en cône, ça marche très bien.

L’huile est très visqueuse, c’est assez étonnant.

Une fois le tout monté, il faut programmer le boitier. C’est très simple, tout est ici:

http://www.youtube.com/watch?v=bB6dVWttVQ8

(lire les textes à partir de 1’15)

Il faut laisser le temps au système d’amorcer l’intégralité du tube. Le temps est variable, certains mettent une heure en fonctionnement, en programmant 30 secondes de temps d’ouverture (j’ai vu pour d’autre 100 kilomètres, mais comme c’est un timer, la distance importe peu).

Dans mon cas perso, je n’avais rien au bout de 30 minutes et 10 km de route (programmé à 30 secondes), mais de l’huile est présente à la jonction entre le tube souple et rigide: ça ne devrait pas tarder. Si l’huile ne coule pas assez ou pas, c’est qu’il y a un problème dans le cheminement de mon tube (démontage à prévoir dans ce cas pour refaire le cheminement…). J’imagine qu’en fonction du cheminement, c’est plus ou moins long (longueur, montées et descentes).

Pour vérifier que le tube n’est pas malmené, une fois que l’huile coule, contact allumé, il suffit d’attendre que le boitier “ouvre” pour vérifier l’huile qui en sort.

Ce système simplifie les choses mais:

  • Il faut quand même vérifier l’état de la chaine (et surtout la lubrification)
  • Il faut vérifier de temps à autre le niveau d’huile pour chaine
  • Il faut agir sur le temps d’ouverture de la pompe en fonction de la conduite et du temps (pluie, froid, etc…)
 Pour terminer, je dois avouer que le montage est assez aisé, il faut bricoler un peu. L’avantage est qu’il est peu intrusif, ça éviter de trop couper le circuit, de percer le bras oscillant  ou de débourser plus de 250€… Certes le système est un “timer” assez basique (comparé au scottoiler e-système ou pro-oiler) et il faut changer la programmation si besoin, mais au moins la lubrification est fréquente et propre et le procédé vraiment pas contraignant (en quelques secondes, c’est fait). Le kit est soigné, les pièces inspirent confiance et le tout est garantie 3 ans.
Ce qui m’a un peu déçu, c’est le tube de réservoir qui est trop plié (cela créé des pincements, je trouve ça un peu dommage), ainsi que le tube rigide. Sinon, c’est du tout bon.
Je ferai un retour au fur et à mesure. Là j’attends que l’huile arrive en sortie du tube rigide, je vérifie que la quantité d’huile éjectée correspond (certains ont eu des soucis) et je vais nettoyer ma chaîne pour virer la graisse actuelle.
J’ai oublié quelques photos (genre la moto, une fois tout monté), mais je posterai d’autres photos par la suite :)

Mise à jour

Après environ une heure/une heure trente d’utilisation (20/30 kilomètres en ville), l’huile a commencé à couler par le flexible, côté chaîne. J’ai retrouvé de l’huile sur ma jante, comme prévu. J’ai réduis alors à 10  puis 9 secondes le temps d’ouverture mais de l’huile est toujours présente sur la jante: j’ai baissé ce matin à 6 secondes… J’ai également enlevé le collier sur le bras oscillant mais je pense le remettre pour  bloquer le flexible une bonne fois pour toute (le montage ne bouge pas mais si j’appuis, la sortie tu tube bouge un peu et ça me plait moyen).

Le montage actuel:

Détail sur la sortie du tube:

note: il me parait un peu haut, non?

un autre détail (vu à travers un maillon, au-dessus; bien en face non? :) ):

vue de côté:

Après une semaine, la chaine est toujours bien lubrifiée. Je diminue progressivement afin de trouver le bon réglage, mais jusqu’à présent, je ne fais que diminuer!

Mise à jour du 20/09:

J’ai redémonté le tube afin de l’amener jusqu’à la chaine, c’est maintenant beaucoup plus proche (la graisse devrait donc bien tomber sur la chaine):

c’est déjà plus proche





Post-mortem: plateau

25 01 2011

Voila quelques temps que je voulais revenir sur le (satané) plateau, après l’avoir passé… et d’avoir pu cogiter après l’avoir eu.

Pour l’anecdote, j’ai commencé à écrire ce billet en aout dernier! :)

 

votre pire cauchemar sur le plateau

 

Le plateau est vraiment le gros morceau du permis A. Il combine 2 spécialités, à savoir le lent et l’allure normal, mais également du bachôtage, avec les fiches et les vérifs. Des choses bien différentes, qui occupent énormément et où se demande souvent comment on va faire pour se dépatouiller.

Chapitre 1: le lent

Le lent est spécial, car il faut réussir à  déplacer son véhicule sur des parcours sinueux, à allure réduite (sûrement censé représenter un parcours entre des voitures ou autre truc du genre, je n’ai jamais vraiment bien saisi mais bref). C’est ce qui m’a donné le plus de mal, car il faut savoir anticiper, prendre en compte le poids, la longueur et le comportement de la moto. Tout ça en même temps. Mais il y a un truc… Enfin, en fait, plusieurs, mais il y en a un qui marche et qui aide beaucoup. J’y reviens :)

Cela parait simple et compliqué à la fois et ça l’est! Pourquoi? eh bien parce que si vous n’avez pas le feeling de la machine, on galère. Sur la selle, on a l’impression de faire des manipulations de folie, alors qu’en fait, bein, on bouge pas tant que ça. Il y a 4 parcours, plus ou moins délicat, mais c’est toujours un peu la même chose en fait. Le principe est d’anticiper et de prendre large les cônes. Mais souvent, ça ne suffit pas, il y a un truc assez facile à faire et à retenir.

LE truc qui permet de se dépétrer pour le lent: observer le piquet/cône extérieur et braquer le guidon dès qu’il arrive à l’aplomb du cône intérieur. A ce moment, fixer le piquet/cône suivante en braquant rapidement le guidon (rappel: on tire le guidon!). Bien sûr, moduler en fonction de la moto, se pencher (important) et être mobile sur le véhicule. Et enfin, ne pas se crisper, pointes des pieds sur les cale-pieds et on respiiiiire.

Voila, c’est aussi con que ça et c’est très efficace. En tous cas, ça a été très efficace pour moi… Le reste, c’est de la pratique, on laisse le cerveau au vestiaire et on fait tout au feeling…

Une petite subtilité à ne pas négliger: le duo. C’est très spécial, il ne faut surtout pas le négliger. J’étais très à l’aise en roulant normalement mais une catastrophe sur les lents… Là, je n’ai pas vraiment de conseils à donner…

 

Chapitre 2: le rapide

La partie où j’étais le plus à l’aise. Premier conseil tout bête: si on rentre par la droite dans le slalom, on sort du même côté au retour… Tout bête mais ça évite de trop réfléchier.

Deuxième conseil sujet à controverse: le demi-tour. Il semble que d’une auto-école à une autre, on ne le fasse pas passer de la même manière. Chez Monneret, pas de contre-braquage, mais on accompagne la machine dans le demi-tour et on approche le visage du guidon (côté intérieur du virage). C’est très spécial et j’y mis du temps à trouver le truc secret:

1) en sortant du slalom, on ralentit au frein moteur pour passer aux alentours de 20 km/h (ne pas regarder le compteur, il faut que ça se fasse au feeling voire au son…)

2) la tête se déplace au niveau de la main et c’est ça l’élément déclencheur: inconsciemment, vous tirerez sur le guidon et tout se fait tout seul!

Bien sûr, on regarde le plot et en sortant on relève la tête pour regarder le plus loin possible l’arrivée: le regard guide la moto. Avec la vitesse, pas besoin de remettre les gazs. Si on ne va pas assez vite, on peut ouvrir légèrement les gazs. Méfiance, sinon c’est le tout droit assuré et le vol plané… Normalement, pas besoin, mais je n’y arrivais pas sans réouvrir les gazs en sortie du demi-tour…

Pour ma part et pour avoir vu d’autres auto-école à l’oeuvre, je trouve cette méthode bien plus efficace…

Pour le reste, rien de méchant, c’est de la pratique et du feeling. Mais bon, encore une fois, le rapide a été beaucoup plus simple pour moi que le lent, assurément…

Evidemment, lors du lent, ce n’est pas toujours facile: les moniteurs y vont un peu tous de leurs conseils, on est parfois submergé par toutes les informations et tous les tracés différents, le feeling (nouveau) avec la moto, la pluie, etc… c’est normal de se sentir submergé (sauf cas exceptionnels, ceux qui déchirent tout :) ). Après avoir passé environ 28h sur le plateau, j’étais vraiment soulagé de m’être débarassé des cônes! Et il parait que j’étais dans la bonne moyenne!

Ah, last but not least: ne pas négliger les fiches! C’est vraiment dommage de se faire recaler pour celles-ci alors que les examinateurs ne sont pas là pour enfoncer les gens.





test depuis writer

19 12 2010

Ceci est un test depuis live writer

Test de liste:

  • bla
  • bolobolo
  • plop

Citation:

ceci est une citation que j’aime

Titre1

Titre 2

Titre 3

Titre 4

Titre 5
Titre 6




El Rey

4 11 2010

Une petite mise à jour, avec un nouvel article sur California is a place, El Rey:

http://californiaisaplace.com/cali/elrey/#elrey

Et pour très bientôt, une surprise :)





et maintenant ?

8 10 2010

Cela fait quelques temps que je n’ai pas posté. Enfin si, mais pour ce que je fais.

Eh bien, je ne fais pas grand chose. Bon, j’ai repris la course à pied, ça fait plaisir d’y retourner.

J’ai dépassé les 400 km, d’ailleurs. Je n’en tire aucune fierté, juste que je trouve ça rigolo, ces statistiques.

 





découverte deviantart

5 10 2010

Un petit mot pour faire partager la gallerie de Vicken qui fait du très bon boulot ;)

http://vicken.deviantart.com/





Nouvelle chanson de Hahael

4 10 2010

je partage donc :)

ROUGH by Hahael ZDNoise

Certaines chansons sont égalements présentes ici:

Latest tracks by Hahael ZDNoise

Keep on goin’, Hahael ;)





Jour J

23 09 2010

Jeudi 23 Septembre – jour d’examen avec Antoine – distance: environ 13 km

Aujourd’hui c’est le grand jour. J’ai rendez-vous à 12h30 pour mon examen à Villacoublay. J’arrive et je croise Tony, avec qui j’ai roulé la veille et qui passe son exam le même jour. Je m’apperçois que je ne suis pas dans le même groupe que lui, car il va vers Gennevillier. Je laisse donc le groupe partir avec Cédric et je m’installe près d’un jeune, David. Rapidement, nous nous appercevons que nous passerons l’examen ensemble. Bizarrement, la moto école est plutôt vide: 2 personnes tournent sur le lent puis vers le rapide. Le ciel est sombre, les nuages s’amoncèlent doucement. Cela ne présage rien de bon, la pluie semble arriver.

Antoine arrive, nous brief rapidement. Ca va très vite, car nous ne sommes que 3 à passer à Villacoublay, ce qui m’arrange (c’est plus rapide pour faire passer tout le monde :) ). Nous partons à 2 motos, ce qui est plutôt cool, car nous avons chacun une moto et Antoine ferme le convois, Sony, le dernier élève, nous attends sur place. Direction le pont de Sèvres, puis demi-tour en-dessous, remontée sur la 118 (la pluie commence à tomber…), direction ZA Villacoublay et.. ah bah on y est. C’est beaucoup mieux que Gennevillier!  La pluie s’arrête.

Durant la matinée, j’étais assez nerveux car en plus de l’exam lui-même, je me demandais si l’examinateur serait présent (avec les grêves sur les réformes des retraites). Nous garons les véhicules, discutons, Sony arrive. Puis rapidement, c’est l’examinateur qui se présente. Petit débrief sur fond de tonnerre lointain, l’examinateur nous donne les consignes d’usage. Il insiste bien qu’il n’est pas là pour nous piéger et qu’il ne faut pas se mettre en danger, en donnant l’exemple de se tromper de route, mais de continuer même si l’erreur de direction est présente. Cela n’étant pas un motif d’ajournement, cela peut le devenir en cas de situation dangereuse si on tente par tous les moyens de revenir sur le chemin initialement indiqué. Puis la question fatidique: “qui commence?”. Je n’en peux plus d’attendre, je sais que poireauter dans la voiture sera pire, je prends les devants et je commence donc. Radio ok, équipement ok (j’ai enfilé mon pantalon de pluie au passage), réglage des rétros ok… on est parti…

Nous sortons de la zone de plateau et déjà une voiture se présente au loin. J’ai le temps de passer, ok je me lance et là à la radio “vous nous attendrez au rond-point”. Ouf, pas de remarque sur l’initiative: à mon sens, j’avais largement le temps de passer, tout en prenant compte de la route mouillée. D’ailleurs j’ai un trou de mémoire, je ne sais plus s’il a plu pendant mon exam, bref… Je roule doucement, des voitures me collent au derche. J’arrive au rond point, prend la première sortie, me laisse dépasser et… ah… euh… “c’est bon monsieur, vous pouvez rouler”. Ouf… J’entame donc direction Bièvres. Je connais cette route car je l’ai prise 2 ou 3 fois en cours et je m’attends aux virages (qui tournent vraiment bien par moment et sur route pourrie), tout  en me demandant “merde, j’emmanche à quelle vitesse”. Car le panneau indique une fin d’agglomération. Donc 90 km/h. Mais j’ai un doute si c’est 70. Et la route est mouillée, donc normalement 80, mais il a pas plu depuis longtemps, donc route grasse… “Ca commence bien”, je me dis. Je fais donc la même chose que la veille: je décide d’une allure batarde et si j’ai le droit à un commentaire du style “monsieur, attention à l’allure”, je sais qu’il faudra accélérer jusque 80, au moins :p Mais l’examinateur ne dit rien. La route est sinueuse, je négocie les virage comme appris pour les courbes: virage à gauche, j’adapte ma vitesse, colle du côté du bord droit et tend vers la tangente et réaccélération (gentille) avec une vue en sortie de virage.

Nous continuons les virolos, puis on tourne à gauche, vers Bièvres. Traversée de la ville gentiment, direction la n118 (un beau cédez-le-passage, au passage :) ). Je suis content car je connais très bien ces coins là, pour les avoir fait et refait en voiture et vélo! Puis direction Massy. Ici aussi, je connais très bien… Je me cale à 70 sur la n444 (je crois…) et une bagnole tente de me dépasser (péniblement…) dans la fin de côte. J’accélère un peu car je ne voulais pas que le mec se rabatte sur moi (petit instant d’hésitation, j’attends la réprimande dans la radio mais rien…) et me range au milieu, après les contrôles d’usage. Sortie à Igny, puis Massy (sortie d’un stop dynamique, encore une fois, mais en sécurité), et on arrive derrière le parc de Vilgénis: je connais tous ces endroits très bien et je sais où sont les pièges! Bref, je reste concentré pour ne pas me planter. D’ailleurs, je me suis rendu compte que tant qu’on était concentré, le stress s’envole.

Je passe le grand rond point à côté du Parc de Vilgénis et direction Antony. Je cale ma vitesse à 50, le fazer ronronne gentiment. Pas de surprise là encore. Je me demande encore et encore “mais quand est-ce qu’on va sur l’autoroute, y’a pas d’accès par là”…
Massy-Vilaine, on fait un 3/4 de rond-point et on sort puis on m’indique de rentrer sur un parking. “Déjà fini”, me demande-je. Mais on me demande de faire un 1/2 tour et je repars. Encore un stop. Là, je dois avouer que je me suis demandé s’il ne voulait pas vérifier que je partais trop à l’arrache des stops. D’un autre côté, pas de reproche. Bref, je laisse courir et je regarde ma gauche: la vue est bloquée par une longue ligne de gros arbres… nice… Je sors tout doucement, tout se passe bien, retour sur le grand rond-point, direction Antony puis direction Chatenay: je sais même par où passer avant de voir les panneaux :p

longue ligne droite avec ralentisseurs (limité à 30), puis nous nous garons: “coupez le contact, monsieur”. Je m’exécute et enlève tout mon barda (et y’en a avec les gilets de moto école, radio, casque, pantalon, veste, dorsale, etc…). David prends ma place.

Je ne vais pas commenter le passage de mes 2 camarades de fortune. De toutes façons, j’avais l’esprit complètement ailleurs, beaucoup plus léger. Aucun commentaire négatif, tout s’est bien passé, on verra le verdict. Je me laisse donc transporter et nous repartons à notre point de départ.

Victoire, c’est un carton plein: 3 reçus sur 3 présentés! Nous repartons vers la moto école, le coeur léger (mais toujours sous la surveillance du moniteur :p). Ironie du sort: ceux partis à Gennevillier n’ont pas pu passer leur exam! J’ai eu encore une fois un sacré coup de bol…

Voila une aventure qui s’achève. Bien sûr, d’autres vont commencer, mais le permis est fini. Ca fait bizarre de se dire que je ne retournerai pas en cours (enfin, quoique…), après plus de 4 mois à fond dans ce permis. Dans l’ensemble, je ne me plains pas, car tout s’est fait assez rapidement, j’ai tout eu du premier coup et la formation a été très intéressante. Je ne regrette pas du tout mon choix de moto-école, et si cela n’a pas été rose tout le temps, dans l’ensemble ça s’est très bien passé. L’équipe est vraiment agréable et pro, chacun a son propre caractère. Même si j’avais déjà dis que changer de moniteur pouvait induire une incompréhension pour l’élève, je dois avouer que cela ne pas trop géné. En revanche, il est indispensable de savoir prendre du recul et de discuter de ses difficultés. Pour ma part, mon collègue Léon m’a énormément aidé pour le plateau (et pourtant, il n’était pas là pendant mes cours).

Voila le trajet que j’ai emprunté:


View Larger Map

Pour l’anecdote, j’ai passé 10 rond-points, tu m’étonnes que j’en avais marre!!!!

Un grand merci pour tous ceux qui m’ont aidé, conseillé, supporté et lu. Merci à ma femme qui m’a aidé et écouté , à mes collègues qui m’ont conseillés, aux moniteurs bien sûr, tous ceux avec qui j’ai pu échanger (conseils et points de vues) et à tous ceux que j’ai pu oublier. Un grand merci à Bertrand pour les photos ;) D’ailleurs, désolé, je n’ai eu ton message que ce soir, le répondeur ayant encore cafouillé…

A bientôt pour d’autres aventures, V à tous et prudence sur la route!





Cours de circu 7 et exam blanc

22 09 2010

Mercredi 22 Septembre, 10h-12h – Cours avec Nico – 60 km environ

Aujourd’hui, répétition d’exam. Vu le pétard mouillé de la semaine dernière, je recommence donc une scéance de dernière ligne droite. Je retrouve un bonhomme avec qui j’ai passé mon plateau. Rigolo cette coincidence car nous passons l’exam ensemble…

Bref nous nous équipons: gilet, radio, casque et gants, puis direction un fazer chacun. Nous attendons Nico puis il nous rejoint et nous demande si on veut faire 3 examens blancs ou un cours normal. Nous décidons un exam par personne et nous élançons. Celui qui passe l’exam blanc est devant la voiture, les 2 autres suivent. Nous partons, je ferme la route.

Pour le coup, je ne vais pas parler du parcours des autres. Après tout, ce n’est pas à moi de reporter ce qu’ils ont fait ou non. Bref, les kilomètres passent, nous suivons. C’est déjà un peu plus sympa: on ne zyeute pas ce qu’on fait :p Bref, nous passons par l’A13, Versailles, etc… et arrive mon tour. Plein d’essence et on y va…

Je connais le coin, pour y avoir déjà conduit. Je suis très concentré, notamment sur mes contrôles, vu que Nico m’avait indiqué la semaine passée que ceux-ci n’étaient pas assez marqués. Les premiers kilomètres passent, les instructions défilent mais pas de reproche. Ouf… Arrive une voie d’insertion où 2 véhicules m’empêchent de prendre correctement de la vitesse. Je m’insère derrière la dernière voiture, dépassement, et hop on continue. Rapidement, on sort, direction Jouy-en-josas. Bon, ok…. je m’execute et Nico me demande de reprendre de suite l’A86: ok, j’ai compris, l’insertion n’allait pas la fois d’avant… J’arrive à hauteur d’une twingo à 90km/h. Sans trop réfléchir, je descends un rapport et hop, on s’envole à 110 pour s’insérer, nickel! Evidemment, tout ça ne dure que quelques secondes. Pas de reproche dans l’oreillette, ouf, c’est tout bon.

La suite se passe plutôt bien, hormis une fois où on me reprend pour les distances de sécurité puis 2 fois car je ne me suis pas inséré entre 2 camions à droite (il y avait la place pour se rabattre avec les distances de sécu mais le fait de retourner à droite, rester quelques secondes à droite puis redoubler me paraissait un peu nazer). Bref, on me fait la remarque, mais étant déjà trop près, je n’essaye pas d’aller derrière.

Nous sortons, nous garons et c’est déjà fini. Verdict: ça va. Ouf de soulagement dans ma tête… Pas de reproche sur les contrôles et dans l’ensemble ça va et rien d’éliminatoire. Concentration demain, ça devrait le faire.

Nous continuons et faisons un tour du côté de Bièvres (petite frayeur dans une sortie de N118, où ça passe de 90 à 70 dans un virage, nice…). Sur le chemin du retour, Nico me demande pourquoi je ne fais pas mon contrôle. Rebelote. Du coup, je lui fait un contrôle angle-mort en me tournant bien comme il faut: ok, c’est bon, il a bien compris que ce n’était que temporaire. Pour le coup, mes contrôles angles mort quand je tourne les yeux (en temps normal) lui paraissent être un contrôle rétro. Je comprends mieux les remarques de la semaine dernière…

Voila, nous  rentrons, je suis bien fatigué mais content. Allez, ultime ligne droite demain!





cours 6 de circulation et examen…?

20 09 2010

Cours n°6 avec Nico  10h-12h – mardi 14 septembre – environ 60 km

Dernier cours avant l’examen. Je suis un peu nerveux, j’espère que tout se passera bien, histoire de me rassurer (ce qui me rappele le plateau :) ). Bref nous partons tous en file indienne, moi en premier, direction Boulognes (les quais), puis l’A13. Comme d ‘habitude, ce n’est pas toujours une sinécure. Je pars en tête et me retrouve plusieurs fois seul et je dois me laisser dépasser (soit, je n’ai pas de problème avec ça :P ). Nous prenons la direction de l’A13, aucun soucis dans l’oreillette. Accélération, insertion nickel, nous nous lançons sur l’autoroute (assez chargée). Il ne fait pas si froid que ça mais à 110-130, ça caille à travers un jean (je regrette de ne pas avoir mis mon pantalon de pluie). Bref nous continuons, j’essaye de profiter au maximum de la vitesse et accélération de la moto, de changer de voie sans torpiller et etc etc… bref de ne pas refaire d’erreur. Direction Versailles-Satory (ok…). Et heureusement que c’est longuement indiqué, car ce qui devait arriver arriva: plus personne dans les rétros! A 130 sur l’A13, je me range à 100 à droite, je n’entends plus rien dans l’oreillette… J’attends et enfin, j’entends Nico. Nous poursuivons et nous nous arrêtons en ville faire une pause.

Petit débrief rapide, aucune remarque pour moi (ouf).  Bon, il ne m’a pas beaucoup vu non plus aussi…. Nous repartons 5 minutes plus tard, où je passe 3è. Nous continuons dans le coin de St Quentin, versailles & co. Tout se passe bien hormis un changement de file un peu trop alambiqué et je me fais reprendre. Nous continuons par l’Autoroute où je me fais reprendre pour une bricole (rabattement trop court pour laisser passer un camarade). Direction Clamart, où nous continuons vers la ville (petite remarque pour un rabattement à droite trop long – mais je pensais avoir vu une voiture dans mon angle mort, bref…).

Dans l’ensemble ça va pas trop mal, nous retournons à Meudon. Nico nous fait un petit débrief et me dit que je fais pas mes contrôles. Là j’ai été assez déçu, car je saisque je fais mes contrôles. J’essaye d’argumenter mais… ça passe pas. J’en déduis que je ne fais pas mes contrôles de manière assez affirmée (surtout sur les Fazer S, où les rétros sont plutôt bien foutus où il n’y a justement pas besoin de beaucoup de bouger la tête pour contrôler…). Bon, ok, je prends en note et j’exagèrerai pour le lendemain…

Mercredi 15 septembre – 5h45

Me voila prêt  pour partir. J’ai tout mon barda (enfin sauf mon livret, oublié la veille à l’auto-école…) et je sors dans la nuit noire sous une pluie battante. Je prends la voiture, ne sachant pas si j’allais trouver porte close au plateau, là où j’ai rendez-vous. La radio crache des watt avec du Snot (eh oui…) où je ne suis pas tellement tendu, étant malade avec une belle crêve. A défaut d’être en pleine forme, je suis au moins pas trop tendu. Mais ça va…

Je me pointe à l’entrée, qui est ouverte. Je  croise Cédric, qui prépare tout le matériel. Je rentre  dans le bureau, où je croise un élève avec qui j’ai fait le cours de la veille. Cédric passe en revu les dossiers et… “bah…vincent, t’es pas dans le lot toi!”

moi: “?!?!”

Petite discussion où on découvre rapidement que c’est un “petit” soucis administratif. Cédric cherche et me trouve une date très rapidement. Ce sera le jeudi 23. ok, je prends. Un peu déçu, je laisse tout le monde et retourne à la voiture. Dire que j’étais prêt à emmener la voiture de nuit, sous la pluie! Mais bon, rien de dramatique, ça peut arriver. Prochain cours: Mercredi 22 septembre








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